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Boneffe

Description de Boneffe au siècle dernier


"Sur la rive gauche de la Mehaigne, à la limite de prairies humides et presque marécageuses, s'élèvent des maisons d'ouvriers, de commerçants, d'artisans et de cultivateurs, l'église entourée du cimetière, l'orphelinat, deux grandes fermes, une sucrerie et ses dépendances, et la gare du chemin de fer Zaman.

Sur la rive droite, en amont, le moulin et les bâtiments de l'ancienne abbaye convertis en corps de ferme; en aval et en regard du village, l'étang, le parc et les grands arbres du château. Enfin, dans l'angle formé par les clôtures de l'abbaye et du château, des maisons d'ouvriers et de petits cultivateurs. La plupart, de construction récente, forment le hameau de Par-delà-l'eau. Sur la même rive existaient autrefois, vingt maisons construites en torchis sur un sol très humide : c'était le hameau de Comognes qui fut démoli. On donna, en échange, aux propriétaires, des maisons nouvellement construites.

Village et hameau, abbaye et château sont dominés de trois côtés par l'un des plateaux les plus fertiles et les mieux cultivés de la Hesbaye. Le quatrième côté est formé par le vaste étang de l'abbaye, le bief du moulin, et des prairies se continuant vers Taviers et l'Ameralle".

Histoire


Étymologie

Boneffe est d'origine très ancienne. Son nom serait d'origine romaine :
BONA et AVA, signifiant "bonne eau"
ou peut-être celtique :
BON et AVA, "village au bord de l'eau".

Histoire


Au début du XIe siècle, Wasseiges et ses dépendances (Ambresin, Ambresineau, Boneffe et Bonisoul) appartenaient à l'évêque de Liège. En 1035, l'évêque Réginard les cède à l'abbaye St-Laurent de Liège et l'avouerie en est confiée à Albert II, comte de Namur. Les descendants de celui-ci finissent par exercer, dans leur avouerie, tous les droits comtaux.
Ainsi, en 1289, le comte de Namur possède à Boneffe tous les droits seigneuriaux et toute la justice. Dès avant 1265, la mairie de Wasseiges avec ses dépendances, dont Boneffe et Bonisoul, avait été affranchie au droit de Namur.
Au XIVe siècle, des conflits opposeront le duc de Brabant et le comte de Namur au sujet des alleux de Boneffe : on voit, en 1333, le comte de Namur relever ses alleux de Boneffe du duc de Brabant, mais cet hommage ne sera pas renouvelé par la suite. Au milieu du XIVe siècle, le comte de Namur cède le château de Boneffe à Baudouin Bureal de Juppleu qui est qualifié, en 1372, de "sire du château de Boneffe".

Dans la première moitié du XIIIe siècle, fut fondée sur le territoire de Boneffe une abbaye cistercienne d'abord destinée à des femmes. Les religieuses occupèrent l'abbaye jusqu'au XVe siècle. Mais leur situation était fort inconfortable car le monastère, situé aux limites du duché de Brabant et du comté de Namur, subissait le contrecoup de toutes les guerres : l'abbaye est détruite en 1355 et les moniales dispersées. Lorsqu'elles reviennent à Boneffe, leur situation est désastreuse, aussi le chapitre général de Cîteaux décide, en 1413, que le monastère sera désormais occupé par des hommes.
Cette décision n'entra en vigueur qu'en 1461, date à laquelle des moines de l'abbaye de Moulins (Anhée) et de l'abbaye du Jardinet (Walcourt) furent envoyés à Boneffe où il ne restait plus que l'abbesse et trois moniales.
Les moines ne furent pas plus heureux que les religieuses : dispersée par la guerre et par la peste à la fin du XVe siècle, la communauté fut à nouveau éprouvée par une épidémie assez curieuse d'apostasie collective au milieu du XVIe siècle (9 moines et 10 convers quittèrent l'abbaye pour la Hollande où ils se firent calvinistes); les rescapés virent leur monastère incendié par les Gueux en 1568 et l'un d'entre eux fut assassiné.
A nouveau ravagée par les Hollandais au XVIIe siècle, puis par les Français, l'abbaye fut supprimée à la Révolution. Ses bâtiments furent transformés en trois fermes qui conservent encore aujourd'hui des constructions des XVIIIe et XIXe siècles.

En 1815, le général prussien Blücher passa ses troupes en revue sur le territoire de Boneffe peu avant la célèbre bataille de Waterloo.
Un orphelinat situé à la sortie du village, en direction de Taviers, fut ouvert en 1875 et confié à des religieuses jusqu'en 1964. Le bâtiment appartient aujourd'hui à des particuliers.

La paroisse


L'ancienne église de Boneffe érigée à l'emplacement du cimetière actuel, jugée vétuste et trop petite par les Boneffois, fut détruite en 1870.
Une partie des matériaux de cet ancien édifice servit à la construction de la nouvelle église. La construction fut terminée en 1878 et coûta au total 59.329 FB.
Le grand clocher, présentant des signes d'instabilité, fut détruit en 1971. Un petit clocheton le remplace aujourd'hui.
Le presbytère et ses fenêtres à meneaux datent de 1752.

Grande abbaye après la Révolution


La grande abbaye fut nationalisée et vendue à la révolution française. Elle fut achetée par André Joseph Ackerman qui eut 4 enfants. Une de ses filles, Agnès, épousa en 1805, un français, Pierre Drainage. Il fut l'un des fondateurs des verreries du Val St-Lambert et hérita du domaine de Boneffe grâce à son mariage. Il mourut en 1836.
En 1808, naquit son fils, Jules qui eut une fille, Céline, épouse du comte Paul de Meeûs. Celui-ci hérita de l'ancienne abbaye. Il est l'arrière-grand-père des occupants actuels. Le grand domaine encore entouré de sa très vieille muraille regroupe aujourd'hui trois fermes dans un même ensemble. Il est composé d'un important complexe de bâtiments principalement du XVIIIe et du XIXe siècle où l'on remarque surtout de vastes écuries voûtées et une grange à colonnes cylindriques.

Les orgues et le grand maître autel de l'ancienne église qui se trouvait au sein de l'abbaye ont été rachetés par la famille de Woelmont et se trouve aujourd'hui dans l'église de Soiron. Le moulin en ruine, situé aux abords de la Mehaigne, fut rasé dans les années '70.
Quant au château, situé à proximité, il était jadis une belle propriété appartenant également à la famille de Meeûs; il fut racheté par Thomas Van der Kelen en 1946. Laissé à l'abandon durant plusieurs années, le domaine fut vendu à un particulier qui le restaura adminrablement.

Les Bouvier, originaires de Hottomont, ont été censiers de la petite abbaye depuis 1706. Paul Bouvier mort en 1803 était aussi l'exploitant de cette vaste propriété située non loin de la véritable abbaye. C'est son neveu Hubert qui la racheta en 1810 aux derniers moines de la communauté. Au siècle dernier, quatre frères célibataires occupaient la ferme (Edouard, Pol, Hubert et Louis Bouvier). Elle comptait à cette époque près de 400 ha.
Par mariage, l'exploitation est passée à Joseph Lefèvre qui fut aussi propriétaire du château de Branchon. C'est son fils Jean-Pierre Lefèvre qui lui a succédé.
La petite abbaye ravagée par un incendie, a été totalement transformée. Le manoir proprement dit est une grosse habitation datant de 1872.
Dans les parties basses entourant la cour subsistent cependant des parties plus anciennes. On y trouve notamment une pierre aux armes de l'abbé Durieu.
Une autre branche de la famille Bouvier est installée dans la ferme dite de St-Pierre depuis 1881. Un des bâtiments a été construit à la manière d'une redoute fortifiée, rare en Hesbaye. C'était la ferme exploitée par Paul Bouvier, écrivain et ancien bourgmestre de Boneffe. Son frère Emile Bouvier a édité trois ouvrages importants traitant de la Hesbaye. C'est le fils de Paul Bouvier, Pierre qui exploite la ferme St-Pierre aujourd'hui.
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