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Dhuy / Les Boscailles


Industries et commerces


Le village de Dhuy a toujours été principalement agricole. On y cultivait le lin au Moyen-Age.
A côté des grandes fermes du Moulin, de Laitre, du Grand Sart et de la Fontaine, on recense un nombre important de petites exploitations.
Autrefois : deux moulins à farine (un à eau et un à vent); un moulin à battre le chanvre; une petite brasserie; des entreprises de construction; divers petits commerces; des ateliers de charronnerie, de menuiserie, de tonnellerie, de saboterie, de maréchalerie, de briqueterie, de rouissage du lin et de confection de vêtements; une scierie mécanique.

Histoire


Dhuy est constitué aujourd'hui d'un village et d'un hameau : Les Boscailles, où l'on trouvait jadis un grand bois ("Bois de Mehaigne"), s'étendant jusqu'à Ostin.
Il y eut longtemps une rivalité entre "Duti" et "Boscailli" : Les Boscailles n'étant qu'une section un peu laissée pour compte vià-vis du centre de Dhuy plus directement sous l'influence du Château Bayard.
L'existence de Dhuy-Les Boscailles est signalée vers l'an 1000. Selon la légende, le village semble devoir son origine à l'arrivée sur son sol, vers la fin du IXe siècle, d'une colonie de Rémois venue s'installer aux abords de la Mehaigne. Ces gens seraient partis des environs de la Dhuys qui est un affluent de la Marne dans les environs de Reims. Ils auraient procédé au déboisement du territoire actuel du village et y auraient fondé une paroisse.
Outre la coïncidence de ces deux noms du village et cours d'eau français, il est curieux de constater que le saint patron de Dhuy est aussi St-Remy, tout comme à Reims. D'après le chanoine Roland, Dhuy tirerait son nom du ruisseau affluent de la Mehaigne qui traverse le village. Il pense qu'il y aurait lieu de rechercher si Dhuy n'est pas un Huy primitif avec prothèse de D, et si, par conséquent, l'affluent de la Mehaigne qui traverse le village ne portait pas le nom de "Hoius".

(Texte extrait du livre "Dhuy-Les-Boscailles 1"édité para L.E.P.E. "Lé Tchafiau" en octobre 85).

En 1958, des tessons de 92 céramiques et deux bouteilles de verre provenant d'une habitation belgo-romaine, furent découverts dans un des champs de M. François Bodart, cultivateur au hameau du Petit Sart. La maison, de type assez modeste, aurait été construite au IIe siècle; elle fut détruite par le feu.
Au Moyen-Age, la terre de Dhuy était constituée de trois fiefs dont deux relevant du Duc de Brabant et le troisième du Comte de Namur. En 1623, le Comte de Namur donna en fief à Libert de Dhuy tous les biens qu'il possédait dans la localité, y compris la haute et basse justice. Libert tenait également à cens du chapitre St-Aubain de Namur, le moulin de Dhuy et une forêt qu'il transforma en bons labours. Le Comte garda à Dhuy le bois de Jettefaux qui contenait en 1924, 200 bonniers.
Au XIIIe siècle, Dhuy est mentionné dans le polyptyque (relevé des terres et propriétés) de l'Abbaye de Villers érigée en 1146. Il faisait partie du groupe sud des nombreuses propriétés de cette abbaye. Ces propriétés monastiques portaient le nom de "granges" ou "grangies". Elles étaient issues de la division du monastère faisant suite à la réforme cistercienne qui ramena les moines bénédictins à la règle initiale du travail manuel. Le "grangiarius" ou chef d'exploitation de la grange était un religieux convert. Plus tard, les terrains relevant des "granges" furent loués, accensés ou affermés.
Au milieu du XIVe siècle, Godefroid de Dhuy tenait en fief du Duc de Brabant, le Château Bayard et la Tour de Dhuy. En 1390, les deux châteaux furent vendus à Jean de Flandre, seigneur de Winendaele et fils du Comte de Namur.
En 1420, Jean III, Comte de Namur, donna son domaine de Dhuy à son fils naturel, Philippe de Namur. La donation comportait la seigneurie de Bayard et la Tour de Dhuy relevant du Duc de Brabant. Il reçut l'année suivante du seigneur de Thy-le-Château, le Sart de Dhuy. La terre de Dhuy resta en fief aux de Namur jusqu'à la Révolution Française.

Aujourd'hui, le Château de Dhuy est la propriété des de Bergeyck, descendants du dernier Vicomte de Namur. Au XVIe siècle, Philippe de Dhuy avait été établi par Philippe II, capitaine du Château de Samson et bailli d'Entre-Meuse-et-Arche, mais il signa le compromis des Nobles et présenta la requête à la gouvernante. Ses biens furent confisqués par ordre du Duc d'Albe en 1567. Il gagna le pays de Liège puis l'Allemagne. L'armée des Confédérés ayant été battue à Dalhem, il tomba aux mains des Espagnols. Jugé par le Conseil des Troubles, il fut exécuté le 2 juin 1568.
Son fils fut cependant remis en possession des biens confisqués.
En 1712, la seigneurie de Dhuy fut érigée en vicomté. Le domaine de Dhuy passa alors par mariage au Comte Florimond de Brouchoven de Bergeyck. Un de ses petits-fils, Benoît, hérita de la propriété et des fermes y attenant. Il mourut en 1956.

Le domaine de Dhuy, comme celui d'Harlue, est donc resté dans la même famille par héritage; il n'a jamais été vendu, ce qui est très rare.
Notons qu'au XIIIe siècle, le Comte de Namur possédait également tous les droits seigneuriaux à Elzée, dépendance de Dhuy. En 1430, la seigneurie fut vendue à Philippe de Namur, seigneur de Dhuy. Les de Namur la gardèrent jusqu'en 1585, date à laquelle elle fut vendue à Henri de Basseilles. Les descendants de celui-ci, les de Marbais et les Kessel, la conservèrent jusqu'en 1795.
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