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Leuze

Industries et commerces


L'activité du village a toujours été essentiellement agricole comme en témoignent les grandes fermes anciennes que l'on peut encore voir aujourd'hui : la ferme de Coria (bâtiments du 18ème siècle); la ferme des Keutures, propriété au début du 17ème siècle d'A. Marotte, de même que la ferme du Pré; la ferme de Roissia, ancien siège de cette seigneurie dont les bâtiments actuels remontent aux 18ème et 19ème siècles. A côté des grandes fermes comme Keutures et Roissia (200 ha chacune), Rhion (100 ha), Coria (60 ha), on trouve de multiples petites exploitations qui ne couvrent que de 1 à 10 ha.
En 1830, on relevait à Leuze : 6 grosses exploitations agricoles, 135 maisons, 2 moulins à vent, 2 pressoirs à huile activés par un manège, 2 forges de maréchal et un atelier de charron. L'élevage de chevaux y était important. Jusqu'à l'entre deux guerres, une confiturerie était installée ainsi que des ateliers liés à l'agriculture (ex. : commerce de grains). Aujourd'hui, la plupart de ces activités ont disparu mais de nombreux indépendants se sont installés le long de la chaussée de Namur où le trafic routier est très important.

Autrefois, la mentalité de Leuze était très différente de celle des villages voisins. Les habitants étaient fiers de leur personne et s'habillaient avec raffinement en comparaison des gens de Longchamps et de Dhuy qui prenaient le train en sabots et en bleu de travail. La gare participait au commerce prospère de la localité. Des fermiers de Hannut y venaient vendre leur beurre. Aujourd'hui, la gare est désaffectée et a été transformée en crèche communale et accueille plusieurs services liés à l'enfance.

 

Histoire


Étymologie

Le nom de Leuze proviendrait du mot celte "lodusa" signifiant "boue".

Histoire

De nombreux vestiges datant de l'époque romaine furent retrouvés sur le territoire de Leuze : les soubassements d'une villa au lieu-dit le "Pérou"; un tumulus de 5m de haut au hameau de Roissia et un plus petit de 2m dans la terre dite de "Saint-Denis". Quelques objets de l'âge de la pierre furent également découverts ainsi que les vestiges d'un château féodal construit aux "Pralettes".
Le territoire de l'actuel village de Leuze est formé de 4 anciennes seigneuries hautaines : Leuze, Winée, Roissia et la terre franche de Crolcu, annexe brabançonne de la seigneurie de Longchamps. Celle-ci fut rattachée à la seigneurie de Winée à la fin du 15ème siècle, au moment où l'héritière épousa Thierry Bonnant, seigneur hautain de Winée.
Au 16e siècle, la seigneurie de Winée passe aux d'Argenteau, puis aux Longchamps, enfin, en 1749, à Nicolas de Woelmont. Elle est vendue en 1792, aux Corswarem.

Leuze et Roissia appartinrent donc longtemps au domaine comtal; elles relevaient de la cour de Feix. Leuze fut engagée comme seigneurie hautaine en 1642 au propriétaire de la ferme de Roissia, Guillaume de Royer de Bovenistier qui obtint en même temps Roissia en seigneurie hautaine. Les deux seigneuries passèrent en 1644 à Jean de Noiron, seigneur d'Aulne, puis à Jean-Conrad de Marbais, en 1649. En 1662, les Marbais vendirent Leuze, Roissia et la seigneurie foncière de Fernelmont à Hubert de Corswarem.
Les Corswarem, seigneurs de Longchamps depuis 1652, restent seigneurs de Leuze, Roissia et Fernelmont pendant un siècle et demi. A la fin du 18e siècle, ils acquièrent Winée et Crolcu et détiennent les 4 seigneuries hautaines.
Il existait en outre d'autres fiefs à Leuze, tels la ferme du Baron, citée depuis le 14ème siècle (propriété de Lambert de Leuze en 1830) et le fief de Coria (27 bonniers), également cité depuis le 14e siècle, et qui appartint au 15e siècle aux Longchamps et au 16ème siècle aux Marbais.

Le 20 août 1914,Leuze est envahi par l'armée allemande. La gare, l'école communale, une maison et 22 immeubles sont détruits par le feu. Cinq personnes sont fusillées. Trois jours après, le doyen Dethy et un groupe d'habitants sont forcés de servir de couverture aux troupes allemandes préparant l'attaque du fort de Cognelée. Ils furent libérés deux jours plus tard.

La paroisse


La paroisse de Leuze est dédiée à St-Martin, évêque de Tour au 4ème siècle. La grosse dîme appartenait au chapitre St-Denis de Liège.
De 1803 à 1809, Crolcu, dépendance de Winée fut rattachée à Longchamps. La chapellerie de Roissia fut supprimée en 1560.
Depuis 1837, Leuze est le siège d'un doyenné. Il regroupe 25 paroisses et est divisé en 3 secteurs pastoraux. Le doyen Jules Sabaux a un rôle de coordinateur entre ces paroisses et l'évêché.
L'ancienne église de Leuze, jugée petite, basse et délabrée, fut modifiée et restaurée au 18ème siècle. La chapelle Notre-Dame et St-Nicolas, accolée au côté gauche de l'édifice principal, fut détruite. L'autel de la Ste-Vierge fut placé dans la nef, à gauche, à l'entrée du choeur. Les pièces principales de l'ameublement furent renouvelées. Le maître-autel Renaissance en chêne sculpté qui forme le plus bel ornement de l'église actuelle date de cette époque, de même que les autels latéraux.
L'église fut reconstruite en 1850 et entièrement restaurée en 1908. Le banc de communion en marbre noir et rouge provient de l'abbaye de la Ramée.

Les fermes


La ferme du Baron

La ferme du Baron, sise rue de Cortil-Wodon, était un fief de 7 bonniers. Le fief appartenait en 1830 à Libier de Leuze. Son gendre, Jehan de Porte, en hérita en 1400. Son petit-fils, Jehenin, le vendit en 1482 à Piètre Motte en échange d'une rente de 3 muids d'épeautre, mais il y eut probablement retrait, car Pierrette, fille de Jehenin, releva le fief en 1504 et le laissa en 1526 à sa soeur Marie, femme de Jehan de Wayaux. Le fils de Jehan de Wayaux l'échangea contre une maison sise à Erpent avec M. Antoine Bernard, qui lui-même le céda à Jacques Gilsoul, manant de Leuze, en échange d'une terre à Vedrin.
En 1602, la "cense Gilsoul" s'étendait sur environ une charrue de labour et 2 bonniers de prés. Elle fut vendue en 1661, à Henri Jancquart qui la vendit en 1676 à Maximilien Mattaigne.
En 1711, le fief fut saisi sur Denis, fils de Maximilien, par défaut de relief. Pierre Hébrant, bourgeois de Namur, purgea la saisie et vendit en 1716 la "cense" à Dieudonné Brumaigne, receveur du comté. Un ancrage dans le coin supérieur sud-ouest de la porte de la grange porte l'inscription Brumaigne 1716, date probable de la reconstruction de la ferme dans le style toujours actuel.
La veuve du fils de Dieudonné Brumaigne épousa en secondes noces Maximilien-François de Mesnil, seigneur d'Hoffelt. Le baron de Mesnil laissa la "cense" appelée désormais "La Cense du Baron" à son frère Paul en 1778. Ce dernier la transmit à sa soeur en 1793.
La ferme comptait à l'époque environ 90 bonniers, des bosquets et un vivier. Entre 1853 et 1860, Charles Doucet de Tillier rachète la ferme et fait construire en 1860, le château et le parc, en abattant l'ancien corps de logis. En 1929, il cesse son exploitation et édifie un nouveau corps de logis qui malheureusement dénote dans l'ensemble architectural de la ferme.
En 1946, Victor et Joseph Dejardin s'adjugèrent la propriété de Léon Doucet, fils de Charles.
En 1959, elle échut à Victor Dejardin, fils de Joseph.

La ferme du Coria

Vers 1343, Messire Hiernus, seigneur de Leuze détenait en fief du comte de Namur, 27 bonniers sur la terre de Coria.
A la fin du 15ème siècle, la ferme appartenait au sire de Longchamps, R. de Dongelbert. En 1716, un article de la haute cour de Leuze stipule que la ferme couvre environ 125 ha. Elle avait été achetée à l'époque par Philippe-Jacques Schayers, échevin de Leuze. Son fils, par manque d'argent, vendit ce bien à Charles-Alexis et André de Montpellier qui construisirent le grand corps de ferme.
En 1898, elle devint propriété de la famille Borsu Montjoie.
Aujourd'hui, la ferme appartient à Robert de Montjoie et est louée à la famille Malotaux depuis 1929. Une partie de ses étables date du 18ème siècle. C'est actuellement, M. J. Malotaux qui occupe l'exploitation.

La ferme des Keutures

Sur la chaussée, en face du carrefour qui mène à l'église de Leuze, se situe le quartier résidentiel des Keutures, qui était auparavant une grande prairie autour de laquelle on organisait des courses cyclistes.
La ferme est une ancienne propriété des de Marotte qui passa par vente à Simon de Gozée en 1640 puis par héritage au Baron Charles-Joseph de Ponty d'Hingeon. Celui-ci la vendit à Charles-Claude de Namur pour la somme de 25.000 florins en 1759. Elle resta aux mains de cette famille jusqu'en 1951.
En 1951, elle fut rachetée par Marcel Godfrind. C'est aujourd'hui Jules Godfrind qui l'exploite.
Elle fut auparavant louée à A. Fermine et aux frères Staquet.
Les étables ont gardé des parties fort anciennes mais le corps de logis a du être reconstruit après la seconde guerre mondiale suite au dynamitage des carrefours.

La ferme de Rhion

Située à la limite de Dhuy, la ferme de Rhion appartenait, depuis le Moyen-Age, à l'abbaye du Val-Saint-Georges, autrement dit aux Dames de Salzinnes. Elle était imposée d'une rente de 45 muids d'épeautre envers les comtes de Namur. En 1602, il y avait à Rhion 2 viviers d'une superficie totale de 4 bonniers. En 1783, la ferme contenait environ 124 bonniers; c'était donc une exploitation déjà importante. Pendant la Révolution, elle fut vendue comme bien national. Depuis lors, la plus grande partie des terres ont été démembrées.

La ferme du Roissia

En direction d'Éghezée, rue de Labie, à proximité d'un petit tumulus romain surmonté de 4 gros tilleuls, se dressent les bâtiments imposants des 18ème et 19ème siècles de la ferme Roissia.
Ancienne seigneurie hautaine, le fief de Roissia appartint à Messire Thiry de Ruenchial en 1343, au colonel Guillaume de Royer au début du 17e siècle et à Alphonse Chapelle, échevin de Namur, en 1713.
Achetée par le baron Nicolas-Constant Woelmont de Frocourt, gros propriétaire terrien et seigneur, à la fin du 18e siècle, la ferme fut vendue au comte Paul de Bergeyk puis à Henry Burlet en 1966.
Le bâtiment a subi de nombreuses transformations suite à un incendie qui détruisit une partie de la grange en 1969.
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