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Mehaigne

Industries et commerces


La localité fut toujours exclusivement agricole. Aux 14e et 15e siècle on y cultivait, outre les céréales, le lin. La ferme du château (98 ha), ancien siège de la seigneurie, la ferme d'Au-delà de l'eau (100 ha) qui appartenait à l'abbaye de Malonne, et la ferme du Monceau (150 ha) ont conservé jusqu'aujourd'hui des bâtiments des 18e et 19e siècle.
On dénombre 102 exploitations en 1846, 134 en 1895, 116 en 1929, 122 en 1950 et 1959 qui occupent respectivement, 107, 230, 109 et 46 personnes.
En 1830, le village comptait 10 fermes et 64 maisons; la plupart construites en bois et argile, coiffées de chaume. On y trouvait 3 métiers à tisser, 2 moulins à farine, 1 pressoir à huile et divers artisans liés à l'agriculture et l'élevage.

Histoire


Mehaigne et Monceau, sa dépendance, font partie du comté de Namur depuis le début du 13e siècle
En 1211, Théodoric de Walcourt, comte de Montaigu, cède à Philippe, marquis de Namur, le fief de Mehaigne et toutes ses dépendances, y compris l'église dont la dîme constitue un fief. Cette situation qui mêle histoire politique et histoire religieuse va poser de nombreux problèmes au cours du Moyen-Age.
En 1222, Henri, chevalier de Mehaigne, fait don à l'abbaye de Malonne de la moitié de la grosse et de la menue dîme de l'église St-Pierre de Mehaigne qu'il tenait en fief du comte de Namur. La même année, le chevalier Libert fait don d'un quart de cette même dîme à l'abbaye de Salzinnes.
Un conflit éclate entre les deux abbayes au sujet de la nomination du curé. En 1277, le chapitre St-Aubain de Namur tranche en faveur de l'abbaye de Malonne qu'il déclare patron de l'église de Mehaigne. Au milieu du 13e siècle, le titulaire du fief prend le titre d'avoué.
En 1289, le comte de Namur et l'avoué se disputent la haute justice. En 1320, le comte rachètera à l'avoué la hauteur de Mehaigne. Ainsi, au milieu du 14e siècle, le comte de Namur est seigneur hautain, et l'avoué, seigneur foncier. Celui-ci tient en fief du comte, le manoir de la Motte et 100 bonniers de terre, l'avouerie et les droits fonciers; il nomme les membres de l'échevinage de la Cour Foncière.
Les titulaires du fief seront aux 14e et l5e siècle, les descendants de Gillechon de Foix, cité en 1343; le dernier, criblé de dettes, vend sa seigneurie à son créancier Lombard en 1468; celui-ci la revend quelques années plus tard au mayeur de Namur, Thierry Bonnant (1475).
Rachetée en 1515 par les d'Argenteau, elle restera dans cette famille jusqu'à sa vente en 1785, par le comte Mercy d'Argenteau. A la seigneurie de Mehaigne, devenue hautaine en 1609, Marie-Thérèse réunit en 1759, la seigneurie hautaine d'Éghezée, avec la permission de ne constituer qu'une seule Cour et une seule loi pour administrer la haute justice aux deux villages.
A Monceau, le comte de Namur possédait dès 1289, tous les droits seigneuriaux et la haute justice. La seigneurie, tenue successivement par les de Monceau (14e siècle), les de Boujar (15e siècle), les de Severy (16e siècle), est vendue par les Archiducs en 1612 à Maximilien de Jamblinne.

Le moulin de Renise, également cité comme dépendance de Mehaigne, constituait un fief des comtes de Namur. Il sera détruit au 15e siècle lors des guerres avec Liège.

Au 17e siècle, de nombreuses calamités frappent le village. On raconte que la peste avait décimé tous les habitants d'un hameau dont il ne restait qu'une jeune fille et que le comte d'Argenteau avait ordonné de la tuer si elle tentait de venir à Mehaigne.
Mais ce sont surtout les occupations de troupes étrangères qui causent de nombreux ravages: en 1645, les Hollandais; en 1653-1654, en 1658,1668,1674, les Français. De nombreuses fermes sont encore incendiées à la fin du 17e siècle et lors de la guerre de Sept Ans, en 1747-1748.

La paroisse


La paroisse St-Pierre de Mehaigne est une ancienne paroisse de l'évêché de Liège qui fut attribuée au diocèse de Namur en 1561 .
La chapelle de Longchamps dépendit de la paroisse de Mehaigne jusqu'en 1837.

L'église de Mehaigne est située au centre du village et fut transformée en forme de croix latine en 1767 par les abbayes de Malines et de Salzinnes. L'église actuelle à trois nefs fut cons-truite en 1870, suite au tremblement de terre qui sévit dans la région en 1828. De l'ancienne église subsistent aujourd'hui le choeur et la tour, bâtie en 1834.
Afin d'être en harmonie avec le nouveau corps de l'église, la tour fut exhaussée et surmontée d'une nouvelle flèche plus élancée en 1892.

Les fermes


La ferme du Château

Non loin de l'église se trouve la grosse ferme du château. Propriété des d'Argenteau puis des Van de Walle, elle passe par héritage à Marguerite de Liedekerke, son neveu Guy de Theux la possède depuis 1946.
Son fils, José de Theux, l'occupe depuis 1961. La propriété était la demeure du châtelain et fut transformée par après en ferme, d'où sa dénomination de ferme du château.
Le logis actuel est harmonieusement disposé autour d'une cour pavée. A côté, se trouvent les étables, aujourd'hui vides et la grange décorée en été, par les feuilles d'une vigne vierge.

Ferme d'Au-dela de l'Eau

La ferme d'Au-delà de l'eau est située à proximité de la ferme du château, sur la rive gauche de la Mehaigne, de l'autre côté du village, situé sur la rive droite, donc au-delà de l'eau.
Ancienne propriété de l'abbaye de Malonne, elle fut brûlée en 1690 à l'exception des écuries. Elle englobait en 1796, 60 ha de terres labourables et 3 ha de prairies. Vendue à F. Detry de St-Amand à la Révolution Française, elle fut achetée la même année par A. d'Hoffsmidt avec l'appui des moines de Malonne.

La ferme du Monceau

A l'écart du village, trône une vaste ferme carrée, anciennement château-fort : la ferme du Monceau, avec ses vastes bâtiments flanqués de tours et entourés de fossés à demi-comblés.
La terre du Monceau était autrefois "un alleu", c'est-à-dire une propriété personnelle, indépendante, libre de toute obligation et partageable entre les fonts. En 1607, le domaine appartenait à Evrard de Serwy, gouverneur du château de Namur et époux d'Anne-Marie d'Argenteau. Le Monceau passe ensuite entre les mains de Maximilien, puis d'Adrien de Jamblinne.
La marquise Albertine de Tonnerre en est l'actuel propriétaire. L'exploitation est louée à la famille Debouche depuis 234 ans. Georges Debouche et son fils Dominique, la gèrent aujourd'hui. Le premier bail fut signé par Pierre-Jacques Debouche en 1753; il érigea en 1754, la chapelle St-Pierre située en face de la ferme.
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