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Noville-Sur-Mehaigne

Industries et commerces


Les recensements des 19e et 20e S. ne mentionnent aucune activité industrielle à Noville-sur-Mehaigne dont la principale activité est l'agriculture. Sur 706 ha de superficie cadastrale, 671 étaient consacrés à l'agriculture en 1834, 661 en 1866, 575 en 1929, 615 en 1950 et 589 en 1959. Le nombre d'exploitations agricoles est allé en augmentant: il passe de 158 en 1846 à 200 en 1959, tandis que le nombre de personnes occupées dans l'agriculture va en décroissant: de 240 en 1846, il passe à 218 en 1895, 149 en 1929 et 99 en 1950.
Au début du XXe siècle, les commerces les mieux représentés à Noville étaient les cafés (déclarés ou non) où l'on buvait "une petite ou une grande goutte". Les bières n'y furent vendues qu'à partir de 1930. Les clients étaient du quarteron des voyageurs de passage qui empruntaient le train. La gare aujourd'hui est devenue une habitation, les rails ont été remplacés par un chemin asphalté, le RAVeL.
L'hôtel de la gare, transformé en maison particulière, disposait à l'époque de 4 chambres. On dénombrait aussi de nombreuses petites épiceries dont certaines avaient les mêmes tenanciers que les cafés qui étaient une activité annexe, plusieurs forgerons, charrons, menuisiers et bouchers, et les ateliers Verhelst, fabriquant de machines agricoles.

Histoire


Noville est délimité au nord par une des plus importantes voies romaines: la chaussée qui allait de Bavay à Cologne via Gembloux, Tongres, Maastricht. Des découvertes ont été faites le long de celle-ci, dont la Tombe d'Hottomont, butte de terre recouverte d'arbres où un général, Othon, serait enterré.
Noville - Neuve Ville - fit partie de la Province de Brabant jusqu'en 1976 et fut racheté par la Province de Namur, commune d'Éghezée, lors de la fusion des villages au 1er janvier 1977.
Sous l'Ancien Régime, Noville-sur-Mehaigne appartenait au comté de Namur et faisait partie de la mairie du Feix. En 1283, Robert, fils de Jean de Noville, avait vendu sa terre au comte de Namur, Guy de Dampierre. Depuis lors, les comtes y possédaient tous les droits seigneuriaux et toute la justice, sauf les droits sur le moulin banal que l'ancien propriétaire avait conservés. Le comte avait en outre à Noville, 43 bonniers de terre dont une partie provenait de l'abbaye de Floreffe, à qui il versait annuellement, une redevance de 52 muids.
Au 14eS., la famille Bureal de Juppleau tenait à Noville 3 fiefs relevant du comte de Namur: le fief de la Motte avec un manoir et ses dépendances, une brasserie et taverne et le moulin banal; un quatrième fief d'une contenance de 12 bonniers était tenu par Arnould, fils de H. de Rogerées.
Le fief de la Motte passa successivement à Guillaume de Spontin (1445) et à ses descendants, Guillaume du Cerf (1484), Michel du Cerf (1499), Catherine du Cerf (1532). A la fin du 16e S., le fief fut saisi par la veuve de F. de Corswarem. En 1610, il fut vendu à Jean Marotte, seigneur d'Yernée qui devint seigneur hautain de Noville en 1629. En 1681, J.-F. Marotte céda la seigneurie hautaine à F.-M. de Jamblinne dont les successeurs restèrent seigneurs hautains jusqu'en 1782.

La paroisse


Noville-sur-Mehaigne constituait une paroisse dont les dîmes appartenaient d'abord à l'abbaye de Villers puis à l'abbaye de la Ramée, cette dernière possédait aussi la collation de la cure.

Jadis, l'église faisait partie du doyenné d'Hanret comme toutes les églises des alentours. Le concordat en fit une succursale de la cure de Perwez.

L'église fut reconstruite en 1868. Elle est de style néoclassique et est pourvue de 2 clochetons.

Une pierre rappelant le souvenir de Jacques de Soldy tué à la bataille de Ramillies en 1746 y est lovée.

Le presbytère date du 18e S. et est de style brabançon.
Actuellement, la paroisse de Noville est desservie par l'abbé René Vanderbeck.

Les chapelles


Noville possède plusieurs chapelles. La première est située au coin de la rue de la Jausselette et de la chaussée de Louvain, blottie entre de petits sapins. Bien entretenue, elle est dédiée à Notre-Dame de Hal et est datée de 1910.
La seconde est située sur le même axe et est plutôt une potale. Erigée à côté de la ferme Romain, elle tourne curieusement le dos à la chaussée.
Une autre chapelle peinte en gris est également dédiée à Notre-Dame de Hal et est située rue de Noville, non loin de l'école.
La quatrième chapelle dédiée à St-Donat a été reconstruite au début des années 50 par Antoine Ravignat car elle gênait là où elle était installée précédemment c'est-à-dire, contre un champ, près de la route de Perwez. Située contre la ferme de la Haute Aveine, elle est en briques et peinte en bleu à l'intérieur.
La dernière est située à l'écart du village, au milieu des campagnes, en direction d'Aische. Entièrement peinte en blanc, elle est dédiée à Notre-Dame des Affligés et appartient à M. Bedoret. On y dit encore la messe au mois d'août.

Le moulin


A côté du château, se situe l'ancienne ferme transformée en élégante habitation et à proximité, l'ancien moulin à eau qui était alimenté par la Mehaigne.

Le moulin date en partie du 18e S. et appartenait aux Jamblinne de Meux. Le dernier meunier fut Léon Lehutois (1952). Durant la guerre 4O-45, la roue à aubes fut encore utilisée pour pallier le manque de combustible du moteur qui y avait été installé pour entraîner les rouages. Les meules étaient logées à l'étage ainsi que les trémies munies d'une sonnette pour prévenir le meunier lorsqu'il devait remettre du grain.

Situé aux abords de la chaussée de Louvain, le moulin a gardé sa roue à aubes, protégée dans une cour carrée en briques attenante au logis. Elle est surmontée d'un clocheton, ce qui est rare. A l'intérieur de celui-ci sont précieusement gardés les grands rouages en fonte.

Les fermes


La ferme de Ghlin

La ferme de Ghlin, du nom d'Antoine de Ghelin (16e S.), est la plus grosse ferme du village. Son vaste quadrilatère, de type hesbignon, contient des parties très anciennes, notamment une partie des étables. Elle appartint successivement à J.-B. de Diest (1850), à la famille Delmelle, Letellier, Rothier (1890) et Corbusier (1910). La ferme est en réfection comme habitation.

La ferme de la Haute Aveine

Non loin de la ferme de Ghlin, à droite en venant de l'église, est localisée la ferme de la Haute Aveine. C'est un gros quadrilatère datant des 18e et 19e S. La grange est encore plus ancienne.
Il existait aussi la ferme de la Basse Aveine, rue du Trichon, au lieu-dit "Vodja", qui fut rasée au siècle dernier.

La ferme Soldy

La ferme-château Soldy appartient à M. Robert Bedoret et est exploitée par son beau-fils, Jacques Hubert. Le bâtiment actuel remplace une ancienne construction démolie en 1874. Au 15e S., la propriété faisait partie de la seigneurie de Juppleu, puis passa aux Dongelberghe et à la famille Soldy. Un membre de celle-ci, le général Soldy, fut tué à la seconde bataille de Ramillies, en 1746.
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