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Saint-Germain

Industries et commerces


La tradition agricole de la localité est attestée par les grandes fermes qui subsistent aujourd'hui et qui portent toutes les noms d'anciens fiefs: le château-ferme de Jennevaux, ancien siège de la seigneurie hautaine détachée de St-Germain au 17e S. (107 ha), la ferme de Matignée, ancien siège du fief (104 ha), la ferme du Tilleul, ancienne dépendance de l'abbaye de Géronsart (65 ha), la ferme du Manil, citée au début du 17e S., appartenant au seigneur de la Roche (65 ha), la ferme de la Sitine, ancien siège du fief de la Motte (40 ha), ainsi que la ferme du Moulin et la ferme Melet (80 ha).
Toutes ont conservé jusqu'aujourd'hui des bâtiments des 17e, 18e et 19e S. On recensait en 1846, 85 exploitations agricoles occupant 269 personnes, en 1895, 107 avec 148 personnes; en 1929, 105 avec 68 personnes; en 1950, 102 avec 67 personnes et en 1959, 104 exploitations.
En 1830, on trouve à St-Germain, plusieurs moulins à vent et à eau qui assurent la mouture des céréales.
On y dénombre au début du 20e siècle, 1 agent en assurances, 8 auberges et estaminets, 1 barbier, 5 couturières, 2 épiceries, 1 forgeron, 2 menuisiers, 2 tailleurs et plusieurs fermiers et cultivateurs.

Histoire


Le village de St-Germain est placé sous la protection de Saint-Germain l'Auxerrois. Son berceau serait le manoir de la Motte qui comprenait manoir, terres, prés et eaux. On y dédia dès les 11e et 12e Siècle,une église à Saint- Germain, apôtre de la Gaule et de l'Angleterre. C'est lui qui aurait fait jaillir la fontaine saint Germain située rue de la Brasserie. Quand on sait que ce saint est mort en 448, on devrait conclure que le lieu est connu depuis fort longtemps.
Les noms de Matignée (consacré à Mars) et de Jennevaux (consacré à Janus) perpétueraient les traditions des dieux antiques importés par la romanisation. Le nom de Manil (mansionila) indiquerait la résidence d'un chef gallo-romain.

St-Germain et ses dépendances (Esclaye, Jennevaux, Manil, Matignée, Melet, Tilleul) faisaient partie du comté de Namur. En 1289, le comte possède la taille, les droits de mortemain et formorture, commands et corvées, ost et chevauchée et toute la justice à St-Germain, Manil et Melet. Il a en outre la soignie à Tilleul et à Matignée, la soignie et le panage à Esclaye, mais il ne possède à Jennevaux ni mortemain, formorture, commands et corvées. Le manoir de la Motte, tenu en fief du comte de Namur, comprend au 14e S., un manoir, des terres, des prés, des eaux et les masuirs; il passe au 15e S., à Godefroid delle Falize, bailli de Fleurus. En 1494, il est vendu aux de Blehen qui le cèdent en St-Germain accense à Antoine de la Rigauderie en 1569; il passe par mariage aux de Fontigny, puis, à la fin du 17e S., aux de Beekman qui le gardent jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.
Le fief de Jennevaux, dépendance de la seigneurie de St-Germain, appartenait à la famille de Jamblinne. Erigé en seigneurie hautaine, il fut concédé en 1687 à Henri Lemède. Sa famille en resta propriétaire jusqu'en 1788. Enfin, le fief de la Matignée était également le siège d'une seigneurie hautaine dont le sort se confond, à partir de 1754, avec celui des seigneuries de Mehaignoul et de Tripsée. La seigneurie hautaine de St-Germain avait été engagée en 1612 à Maximilien de Jamblinne; saisie pour dettes à la fin du 17e S., elle fut vendue en 1726 à Jean-Nicolas de Beekman, seigneur de Vieuxsart, puis adjugée en 1766 au comte Mercy d'Argenteau, et finalement vendue, en 1786, avec Mehaigne et Éghezée, à Nicolas de Woelmont.

Au début du siècle, le tram qui allait de St-Denis à Éghezée, passait par St-Germain avant de prendre la direction de Meux où il rejoignait la ligne de chemin de fer Namur-Bruxelles. Son dépôt était situé à Mehaigne.
D'après un glossaire de la langue romane, la rue du Stampia évoquerait une empreinte, une marque ou un trou (estampe).

La paroisse et l'église


St-Germain a conservé une église romane des 11e et 12e Siècle, dédiée à Saint-Germain, évêque d'Auxerre. La paroisse, fort ancienne, dépendait du diocèse de Liège et fut attribuée en 1561 à l'évêché de Namur.
La chapelle de Jennevaux dépendait de St-Germain.
L'ancien presbytère qui date du 18e Siècle, a été converti en ferme à la Révolution Française, puis en manoir au 19e Siècle Ancienne propriété Delcorde, il appartient actuellement à Madame Petit.
L'église en grès de St-Germain a été transformée en 1902 et 1911 et est classée depuis 1949. Le choeur et la nef centrale sont de style roman. L'ameublement est en pierre de taille. L'abbé Thirion, retraité en 1969, fut le dernier curé de St-Germain. La cure appartient aujourd'hui à la famille Brasseur. C'est le doyen Jules Sabaux qui dessert actuellement la paroisse.

Les chapelles


A l'entrée du village, en venant d'Upigny, par la route d'Éghezée, on trouve une chapelle à l'écart dont l'entrée est tournée vers Liernu. Elle a été rénovée et est dédiée à la Vierge "Notre-Dame conçue sans péché". Elle aurait été construite par le curé Tanion en 1856, suite à un orage menaçant qui passa près du village sans le toucher. En remerciement, la chapelle y fut implantée. Quand un orage vient d'Éghezée, on affirme qu'il est "coupé en deux" par la protection de la Vierge.

Rue Ernest Montulet, près de l'ancienne ferme du Moulin, se situe une autre chapelle dédiée à Notre-Dame de Lourdes; elle est peinte en rouge et date de 1881. Deux autres chapelles sont localisées rue du Stampia et sont dédiées à Notre-Dame des Affligés et à St-Donat.
Le domaine de Jennevaux possède une très grande chapelle qui date de 1850 mais qui est fermée au public. Il existe également d'autres chapelles qui sont situées au No68 de la rue Léon Montulet, au n° 35 de la rue de Perwez, au No 13 de la rue du Stampia et aux abords de la ferme de la Matignée.

La fontaine miraculeuse


La fontaine de St-Germain est située rue de la Brasserie. Autrefois, c'était un important lieu de pelerinage (le culte est constaté au VIIIe siècle) où l'on invoquait le saint évêque pour obtenir la guérison des enfants faibles. Le pelerinage avait lieu le 31 juillet, date de la fête du saint.
Aujourd'hui encore, c'est à cette source que des parents se rendent lorsque leur enfant est chétif ou tarde à marcher. La chemisette que porte l'enfant est étendue sur l'eau. Le côté qui s'enfonce en premier lieu indique l'endroit du "Mal Saint Germain". Ce vêtement, simplement séché, est porté par l'enfant pendant une neuvaine.
Au moment du remembrement dans la région, on a drainé les champs ce qui a tari beaucoup de fontaines. Grâce au discernement du fonctionnaire responsable et avec l'accord du fermier local, la fontaine de Saint-Germain a été épargnée et coule toujours. Il existe en plus une citerne dotée d'une pompe.

Le domaine de Jennevaux


Caché derrière un bois à la sortie de l'autoroute E 411, on trouve le domaine de Jennevaux, d'origine fort ancienne.
Jennevaux était d'abord une dépendance de la seigneurie de St-Germain, appartenant à Maximilien de Jamblinne. A son décès, les terres de Jennevaux échurent à son fils dont les enfants les vendirent pour 480 florins à Henri Lemède, en 1687. C'est à cette époque que Jennevaux fut érigé en seigneurie hautaine.

Devenu propriété des de Baré de Comogne au siècle dernier, puis plus récemment, de la comtesse Madeleine de Lichtervelde, le domaine appartient aujourd'hui à la famille Van Zuylen et est mis à la disposition de "La Clairière", institution spécialisée dans l'accueil, l'éducation et l'hébergement des handicapés mentaux.

Les lieux, destinés à la rencontre entre handicapés mentaux et jeunes de l'enseignement ordinaire (sous forme de classes vertes, retraites de classe, séjours de mouvements de jeunesse, ... ), sont entretenus par des élèves de la "Clairière" qui y viennent chaque jour en stage et par quelques externes de la région namuroise. D'où le nom de "Jennevaux-rencontres".
Les dépendances du château, réaménagées, servent de lieu de résidence à une dizaine d'handicapés mentaux adultes qui assurent l'intendance des groupes de passage. Le château peut également être loué pour des réceptions, fêtes, expositions,...

Les fermes


St-Germain compte plusieurs fermes remarquables. La plus ancienne est celle de la Sitine(Bossuyt), située derrière l'église, dont une bonne partie des bâtiments datent du début du 18e S. Le porche massif s'ouvre sur la cour intérieure et dans la perspective du porche de la grange dont la dimension est proportionnelle à l'étendue des terres exploitées lors de sa construction. La ferme de la Sitine fut le siège du fief de la Motte. Comme dans de nombreuses fermes anciennes, des annexes plus récentes ont été établies, adaptées au mode d'exploitation actuel.
Rue Montulet, se trouve l'ancienne ferme du Moulin dont les bâtiments actuels datent de 1834 (un moulin à eau y fonctionnait à côté). Elle a été entièrement restaurée et forme un bel ensemble en brique et pierre bleue. Occupés par les frères Lorphèvre au début du siècle, les bâtiments ont été plusieurs fois vendus. Depuis 1983, P. de Crem, ancien éleveur de chevaux de course, en est le propriétaire.
Rue du Libut, on trouve la ferme du Manil, à proximité de l'autoroute. Entièrement chaulée, elle existait déjà au 17e S. Les bâtiments actuels datent essentiellement du siècle dernier. Signalons que le nom de Manil apparaissait souvent en Hesbaye et est issu de mansionila. Il se reporterait à la résidence d'un chef gallo-romain, La ferme est propriété de la comtesse de Bergeyck (château de Dhuy) et était exploitée par Luc Mauroy. Celui-ci a acquis en 1989, la ferme du Tilleul, rue du Stampia, dont les bâtiments restaurés méritent le détour. Passé le portail colombier, on remarque l'étable de droite soutenue par deux épaisses colonnes en pierre. A gauche, les étables du 18e S. s'ouvrent par trois portes à clefs bombées. En face, l'énorme grange pourvue de longues bâtières a gardé sa structure en chêne. Le corps de logis lui est perpendiculaire et fut reconstruit en 1804, suite à un incendie qui ravagea la majorité des bâtiments. La ferme était propriété de Jean Henricot, dernier bourgmestre de St-Germain, décédé.

Deux fermes sont implantées dans un site très ancien et sont exploitées par MM. Debehogne: la ferme de la Matignée, située à l'extérieur du village et dont les bâtiments datent en partie du 18e S., et la ferme du domaine de Jennevaux qui servit de campement aux troupes de Louis XIV lors du siège de Namur en 1692.

Enfin, à l'autre extrémité du village, près d'Upigny, se situe la ferme de Melet dont la grange et le corps de logis furent brûlés le 19/08/14 par des Uhlans parce que des soldats français y avaient trouvé refuge.

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